09.03.2006
3- Le Tunisien et la Femme
Mercredi, 8 mars, journée internationale de la Femme, cet être qui partage votre lit, qui vous borde le soir et qui vous soutient quand tout le monde vous tourne le dos ; c’est beau mais un peu barbant. Alors je vais plutôt exposer les faits en toute neutralité.
Act1 : et Dieu créa la femme, Act2 : un monde ou ne règne que cupidité et vanité.
Même si j’entends depuis mon poste vos « Houhou, le matcho », je continue mon raisonnement. La Femme est sûrement un être à part entière qui a une vocation comme toute âme qui vive sur cette terre mais je pense que tenir un discours d’égalité n’a pas lieu d’être car tout simplement on ne peut pas comparer l’incomparable. Pour être plus clair, je crois dur comme fer que la Femme joue un rôle prépondérant dans la société (je sais qu’on ne m’a pas attendu pour l’affirmer) mais je n’arrive pas à comprendre la thèse des féministes veulent que la Femme se sente obliger d’être partout ou l’homme à poser ses mains. Je sais que je vais me faire descendre par les commentaires mais n’est pas le but. Il est vrai que la Femme est tout à fait capable de mener à bien toute tache masculine (sauf une, faute d’outil) mais elle n’a pas besoin de se battre pour la cause de la parité car ce n’est qu’un prétexte qu’on a inventé au début du siècle pour occuper les bourgeoises dans des activités politiques à petite échelle. Toutefois, il ne faut pas oublier que la Femme a souffert des siècles durant de la suprématie et de la tyrannie des mâles mais il faut aussi avouer qu’aujourd’hui la tendance s’est inversée et q’Elles ont plus de droits que le sexe faible des temps modernes, l’Homme. L’exemple des USA en est une flagrante illustration avec les procès d’harcellement sexuel, bidons à 50% des fois, c’est tellement chaud la bas qu’on n’ose plus raconter des blagues cochonnes entre collègues ou même complimenter sa secrétaire pour sa tenue sous peine d’être traduit en justice. Il y a tellement de tensions entre les deux sexes que l’on s’égard dans cette guerre et on se perd de vue pour donner lieu à une fade réalité ou l’amour n’a plus de place, fierté oblige d’un coté comme d’un autre.
On ne peut pas vivre sans vous mesdames et si on peine à vous accepter dans des domaines « masculins » ce n’est pas dans le but de vous discriminer, c’est juste qu’on cherche en vous ce qui nous manque car c’est votre différence qui nous attire, en plus on ne veut pas vous avoir tout le temps sur le dos alors..
Le « mot » d’ordre cette fois c’est : on n’est ni égaux ni meilleurs, on est juste complémentaires.
08:20 Publié dans Le Tunisien et ... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.03.2006
2- Le Tunisien et le Racisme
C’est l’histoire d’un jeune Camerounais qui s’est envolé de son Cameroun natal vers la Tunisie, terre de tolérance, pour poursuivre ses études supérieures. Il s’est inscrit à l’école préparatoire de SFAX ou il a passé deux années sans histoire mais plutôt avec beaucoup de boulot. A vari dire, je ne l’ai connu qu’après son entrée à sup’com. Le terme connaître est peut-être déplacé puisque le contact s’est limité à une discussion d’une petite heure mais qui m’a donné matière à méditer.
Ce jeune avait eu quelques amers expériences à Sfax et il m’a raconté une anecdote à citer : un jour, assis dans un bus, une vielle femme venait de monter alors, civisme oblige, il se leva pour lui céder la place mais elle refusa violement consternée par le fait qu’un « ABD » (esclave en arabe) lui adresse la parole. Comme la plupart d’entre vous, je doute de la véracité de cette histoire car l’arabe n’est sûrement pas son point fort, mais là n’est pas le problème, au ton de sa voix on sentait l’amertume et le sentiment de rejet qu’il a sûrement côtoyé à diverses reprises pour être aussi aigre. « Ce qui me laisse un peu perplexe et agacé, c’est qu’on France les arabes m’appelle mon FRERE par solidarité entre étrangers » (ce sont ses propos à quelques mots prés). Ce qui me ramène à la question suivante : le Tunisien est-il raciste ? Je ne peux sûrement pas être catégorique à ce sujet mais je peux apporter un élément de réponse ; oui ce fléau existe.
Je vous invite à vous poser les interrogations que je me suis posé et qui pourraient vous guider :
· Est-ce que j’ai des amis « noirs » ? Non pas beaucoup, c’est que je suis peu être au fond un intolérant, va savoir.
· Est-ce que je pourrait me marier avec une « noire » (le fait de mettre des guillemets n’est nullement discriminatoires, en tout cas je l’espère) ? Franchement, je ne sais pas mais le fait de ne pas répondre spontanément par « c’est possible » n’est pas très valorisant.
· Est-ce qu’on a beaucoup de chanteurs noirs (un indicateur assez infaillible pour étudier les tendances d’une société) ? Eh ben à part SLEH MESBEH je ne connais personne.
· ET les acteurs Tunisiens ? oui peut-être une jeune femme qui a joué un excellent second rôle dans un feuilleton ramadanésque il y a quelques années mais dont le nom ne me revient pas à l’esprit, sinon rien.
Vous me diriez que l’Afrique du nord a plutôt des ancêtres berbères et européens et je vous proposerais de visiter le Sud tunisien.
Pour la plupart des veilles femmes et même des moins vielles, c’est plutôt un sacrilège que de se marier avec une « kahloucha » (désolé pour le terme assez sec mais le fait de sombrer dans les jeux de mots est pire).
Mais le comble c’est une chanson qui en France par exemple (même si en terme de tolérance elle n’est pas championne du monde) aurait déclenchée des contestations populaires sans fin et dont le titre est « Mahlek ya Negritta »…
Tout cela ne veut pas dire que le Tunisie soit un pays raciste, loin de là car les exemples de tolérance ne manquent pas, c’est juste le mauvais est toujours plus tape-à-l’œil que le bon et qu’il faut dénoncer ce fléau pour mieux le combattre sans pour autant mettre tout le monde dans le même sac.
Donc le mot d’ordre est : Ne pas généraliser !!
15:00 Publié dans Le Tunisien et ... | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
27.02.2006
CA-EST : une 100ième sans histoire

Comme d’habitude, et depuis maintenant 9ans (oct. 97), le club africain n’est pas arrivé à battre l’espérance sportif de Tunis dans le derby de la capitale qui s’est soldé par un 1-2 à la faveur des sang et or.
Ce match far du championnat de Tunisie n’a pas du tout brillé. Même le public, qui d’habitude transpire plus que les joueurs, était terne et sans vie après un début tonitruent (avant match) ; sans doute sous l’effet de ce somnifère sans ordonnance. Mais ce qui incompréhensible c’est que le CA après avoir été mené par 2-0 en moins de 5 minutes, n’a pas eu le moindre sursaut d’orgueil, il a au contraire failli encaissé plus de buts si l’EST n’avait pas d’aussi nuls attaquants (Marcos dans un jour sans et Ltiffi qui est toujours dans un jour sans).
Toutefois, les zombies clubistes ont réussi à sauver la face à la 93ième minute après un cafouillage dans la défense adverse.
Pour conclure, même si on amenait des gosses d’une équipe de la national E, mais portant le maillot de l’EST le club africain n’arriverait pas à les battre : 3OKDA.
09:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.02.2006
1- Le Tunisien et le FOOT
Le FOOT est l’activité nationale par excellence. Il dépasse ainsi la définition de sport et se classe plutôt en « intérêt général de la NATION ». Il y a une telle ferveur populaire autour de ce jeu, que les enjeux deviennent de plus en plus importants (enjeux économiques principalement).
Pour avoir une idée de ce que j’avance c’est simple, il faut faire un tour à Tunis le dimanche après-midi, le jour d’un grand match : il n’y a pas chat qui rode et surtout si c’est le fameux derby de la capitale EST-CA (un clin d’œil au passage à nos amis le clubistes qui n’arrivent pas à battre l’espérance depuis 9 ans).
Comme pratiquement tous les pays d’Afrique de Nord, le ballon rond occupe une place inexpliquée si on considère que les résultats ne répondent pas aux attentes des fanas de foot
(J’en fais malheureusement partie) qui perdent chaque dimanche un peu de leur chevelure à la vue du spectacle hebdomadaire mérdique que nous propose des joueurs surpayés. Le niveau du championnat national dégringole ainsi de saison en saison avec 4 équipes qui prédominent (dans l’ordre EST, CA, ESS, CSS) tandis que les autres se contentent d’assister aux matches sans payer. Mais il ne faut pas s’éloigner du sujet, si ce n’était qu’un problème de qualité de jeu déplorable, les dégâts se limiteraient aux clôtures des stades. Malheureusement le foot cause au tunisien bien de tumeurs incurables : hypertension suite au but raté par Gumemdia face au Nigeria en ¼ de final de la CAN (souvenirs souvenirs), hypoglycémie suite à la convocation de LTIFI à l’équipe nationale, cancer des poumons avec tout ce qu’on fume comme saloperies pour paradoxalement éteindre la colère qui nous anime et pour finir une intoxication alimentaire du aux sandwichs qu’on vend au stade ou l’hygiène n’est qu’une vague notion.( blague à part , un père de famille bizertin a eu une rupture d’anévrisme suite au penalty raté par clayton lors du dernier match de l’EN ).
Il y a aussi l’addiction au pari sur les matches entre AOULED HOUMA et la fameuse DOUDET EL STADE (en français la pulsion incontrôlable qui te pousse à aller au stade, lieu de toutes les rencontres). Sans oublier que l’emploi du temps d’un véritable supporter (à 99% un chômeur) est très chargé :
LUN : Briefing d’après matche
MAR : Entraînement (plutôt regarder derrière le grillage)
MER : Faire une queue infernale pour acheter les billets
JEU : Refaire la queue
VEN : Emprunter de l’argent pour acheter le billet au marché noir
SAM : Se bagarrer avec les copains du café à cause de la pronostique d’un NABBAR
DIM : Boiter jusqu’au stade à 10h du matin et rentrer à 22h
LUN : Arrivée à la maison Rebelote
VIVE LE SPORT !

N.B : Il ne faut pas rater le derby tunisois CA-EST ce dimanche à 15h au stade de RADES
08:40 Publié dans Le Tunisien et ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
INTRO
INTRO
« Le Tunisien et … » est une nouvelle rubrique qui contiendra des articles sur tout ce touche, de près ou de loi, la vie d’un jeune tunisien (EL ABDOULELLAH) et ses réflexions sur ce qui l’entoure.
Ces fragments seront quotidiens, hebdomadaires ou menstruels (ça dépend de mon humeur et de ma muse !).
Alors n’hésitez pas à commenter tout ce que vous lisez pour animer le débat vu que ça variera de sujets légers à moins légers.
A vos plumes.
08:13 Publié dans Le Tunisien et ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
